Une première grossesse à 18 000km de toute famille

VOS HISTOIRES

Merci à Alizé d’avoir partagé son histoire avec moi 🙂

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Photo d’illustration. Crédit : Caroline Hernandez StockSnap.io

Un couple se sépare, un autre se forme. Alizé est la seconde compagne de son mari. Lorsque son homme a été muté en Polynésie il y a un an, il a dû laisser un enfant de 4 ans en métropole, chez sa mère.

Une séparation vécue difficilement par tous. D’autant qu’Alizé considère « ce petit garçon comme un fils ».

A Tahiti, peu de temps après son arrivée, la jeune femme tombe enceinte. Son premier bébé « à 18 000 km de toute famille et amis ». Sa grossesse, elle aurait aimé la partager avec ses parents mais aussi avec sa meilleure amie, tombée enceinte en même temps. Elle aurait aussi aimé que son beau fils sente sa future sœur bouger, vive ses moments de près.

« J’avoue que cela a rajoute en stress durant la grossesse. J’ai essayé de me protéger au maximum ». En Polynésie, malgré tout ce qui se passait dans sa vie, Alizé s’est sentie écoutée. « Ici on sent que les mamans sont importantes ».
Le petit garçon de 5 ans a pu venir en Polynésie, 2 mois avant la naissance.  Alizé avait très peur que son beau-fils « n’aime pas sa petite sœur. Ayant un grand frère d’une autre maman moi aussi, je sais les difficultés que cela peut impliquer et je voulais les éviter autant que possible mais on ne peut pas tout contrôler. Cela m’a appris à lâcher prise. Il est tombé amoureux de mon gros ventre et de sa petite sœur avant même de la voir ».

C’est en vidéo, de retour en métropole, que le petit bonhomme a découvert le visage de sa sœur. « J’étais stressée j’avais peur de sa réaction. Il était super ému. »

Alizé a appris à faire avec la distance. Et ça a parfois des bons côtés… : « la naissance de ma fille était attendue comme le messie car de mon coté il n’y a eu que des garçons (7!!!) alors quand mon père a appris le sexe du bébé il en a pleuré toutes les larmes de son corps. Du coup la distance apporte aussi un peu de souffle car on a pas tous les « conseils » parfois un peu envahissants des mamans etc. »

Et aujourd’hui, elle est heureuse d’être « deux fois » maman : « Le fait d’être belle maman avant d’être maman m’a appris à prendre de la distance. Nos enfants ne nous appartiennent pas. Nous sommes des passeurs, des accompagnateurs. Et quand j’ai accepté cela, je me suis vraiment détendue face à mes deux rôles de maman. »

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