Flash back 3 : l’annonce… et après

Ma Cacahuète fêtera bientôt son premier anniversaire. Déjà ! Alors pour l’occasion, j’ai décidé de partager avec vous les quelques textes écris pendant ma grossesse. Voici le 3e épisode…

-FLASH BACK 3-

Pendant les premiers mois, une chose me préoccupait : comment annoncer ma grossesse à notre entourage ? Est-ce que ce n’était pas trop tôt ? Nous avons décidé de commencer par la famille.

On a prétexté avoir reçu du courrier pour eux afin d’aller les voir. Et quand ils ont ouvert leur enveloppe, ils ont découvert l’échographie de ce petit être qui allait agrandir la famille. Émotion assurée.
Même scénario du côté de ma tante. Pour mon père ce fut une autre histoire… sur laquelle je préfère ne pas revenir.

> « Tu vas voir tu vas grossiiiiir

C’est le début d’une période qu’on apprécie ou non, remplie de : “Et ça va, pas trop fatiguée ?” “C’est un garçon ou une fille ?”
Et de moins agréables “Ah les hormones ça ne te réussi pas. Tu as une sale peau” (courant quand on passe en télé)

Et puis il y a aussi “Tu vas voir tu vas grossiiiiir” “Moi j’ai pris 20 kg pour mon premier enfant”

Merci. C’est tout ce que j’avais envie d’entendre. Manque de pot pour ces personnes, je n’ai pris mon premier kilo qu’à 5 mois de grossesse. Ni vu ni connu. De dos, on aurait pas cru qu’un enfant s’agitait dans mon utérus.

> « Tu vas allaiter ?”

Ah oui et surtout… il y a LA question : “Tu vas allaiter ?” Grand moment de silence quand j’annonce que mon enfant sera au biberon.

“Ah tu ne veux pas abimer ton corps ?” Au secours… Dans un pays où on prône sauvagement l’allaitement maternel, il n’est pas acceptable qu’une femme décide de ne pas donner le sein. C’est qu’elle fait forcément ça par peur que son corps ne se déforme, par pur égoïsme, c’est une mauvaise mère. Au secours.

Comment expliquer aux gens que si j’avais voulu conserver mon corps de jeune femme, je n’aurais pas fait d’enfant du tout ? J’ai mes raisons.

Heureusement, ma belle-mère me comprend. Elle a vécu la même chose.

Je suis rassurée lorsque je rencontre pour la première fois l’une de mes sage femmes. “Se forcer c’est encore pire pour le bébé” me dit elle. Et c’est “toi la mère, personne n’a le droit de te forcer”. Pourvu qu’à l’hôpital le jour J, le personnel ait le même avis…

Rendez-vous la semaine prochaine pour la suite 😘

Crédit image à la une : Ta mère la blogueuse

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