Quand grossesse rime avec stress

-VOS HISTOIRES-

Merci à Hinerava pour son témoignage.

Annoncer LA grande nouvelle à sa famille, une grossesse, un petit être en devenir. Cela devrait être un moment merveilleux.

Mais parfois, la peur, l’angoisse, nous poussent à attendre.

Hinerava a vécu une grossesse stressante. Déjà maman de deux filles, la jeune femme a fait une fausse couche.

Alors, lorsqu’elle est retombée enceinte, elle et son mari n’ont pas eu envie de l’annoncer. Pas de suite. « J’ai fait ma fausse couche en novembre 2014 et je suis retombée enceinte en février 2016 », se souvient Hinerava. « Nous ne l’avons pas annoncé à nos 2 filles, pour ne pas qu’elles se fassent de faux espoirs si ce n’était pas bon. »

Hinerava vie loin de Tahiti, dans l’archipel des Tuamotu. Faire un test de grossesse, avoir un rendez-vous avec un médecin, cela peut parfois être long.

La jeune femme a profité d’une tournée obstétrique pour rencontrer une sage-femme. « Le samedi de mon rendez-vous, nous étions 3 mamans et j’étais la première à passer. Après l’auscultation habituelle, elle m’a fait mon échographie, un moment que j’appréhendais. J’ai vu dans son regard que quelque chose n’allait pas. Elle m’a annoncé qu’il y avait une possibilité que le rythme cardiaque se soit arrêté, qu’il fallait que je revienne le lundi suivant pour être sûre et si c’était le cas, je partirai en évasan le mardi matin. »

Commence alors un week-end qui semble interminable à la future maman. Le doute, la peur de revivre une fausse couche…

Lundi arrive et avec la délivrance : à peine la sage-femme a-t-elle posé la sonde sur le ventre de Hinerava que des battements de coeur se font entendre. C’est le soulagement.

Hinerava et son mari décident alors d’annoncer la nouvelle à leurs filles : « elles voyaient que je dormais tout le temps, que je passais ma vie aux WC, que je n’étais pas à table pour manger… je crois qu’au fond elles le savaient et elles étaient super hyper contentes de cette annonce. Elles étaient au petit soin pour moi. Parfois elles étaient là toute les 2, à regarder et à attendre que mon ventre bouge, elles parlaient au bébé, chantaient… »

Malgré l’éloignement avec Papeete, la maman a eu un bon suivi : « les sages femmes n’étaient jamais les mêmes chaque mois, mais elles étaient super. Elles étaient délicates quand il fallait reprendre le dossier depuis le début. »

Mais pour subir des examens plus poussés, Hinerava a dû laisser sa petite famille et se rendre à Tahiti. « Laisser ces enfants et son mari, sans pouvoir les voir pendant un très très long moment, c’était ma plus grande angoisse. Il fallait apprendre à mes filles à être autonome à seulement 8 et 9 ans. Je ne les ai plus vu durant 3 mois, 3 mois c’est long pour mon coeur de maman et j’en pleurais. »

Le jour J est finalement arrivé : le fils de Hinerava est né. Un bébé en pleine santé. La maman a enfin pu rejoindre sa famille dans les îles avec son fils. « Aujourd’hui il a 15 mois et il me fait tourner en bourrique »

Si vous aussi vous souhaitez témoigner, n’hésitez pas à me contacter via Facebook

Source image à la une : pixabay

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