Flash back 10 : hop, dehors !

Un an déjà. Ce vendredi ma Cacahuète, mon bébé, mon amour fête son premier anniversaire. Déjà !
Pendant plusieurs semaines, j’ai partagé avec vous des textes écris pendant ma grossesse? Voici le dernier épisode :
-FLASH BACK 10-
> En avance

Enfin mon arrêt se termine pour laisser place à mon congé maternité. Je vais pouvoir sortir librement pour faire des achats pour bébé, pour la baby shower qui doit avoir lieu le week-end même. aller à mes rendez-vous… 
Lundi et mardi on partage donc notre temps entre sieste, magasins et rendez-vous médicaux.

Et puis vient mercredi. J’ai une petite contraction mais ça tombe bien, j’ai rendez-vous chez mon gyneco. “Tout va bien, le col est fermé, bébé est bien haut. Il n’est pas prêt de sortir”, m’assure-t-il. Bon ok, tant mieux parce que je m’inquiétait de perdre un peu du bouchon muqueux (pour celles pas encore maman qui se demanderaient “kesako”, je vous laisse le soin de consulter l’ami Google). Mais bon, bref, tout va bien.

On rentre à la maison et mon début d’après-midi, je le passe à dormir. Une sieste interrompue par une contraction. Bon. Mon homme part travailler. J’ai une autre contraction, puis une autre. Je me dis que ça ne peut être qu’un “exercice”. Mon corps s’entraîne. Ce n’est pas le moment.

Mais mon mari rentre et j’ai toujours mal. J’ai tout essayé : respirer, faire des exercices sur mon ballon… Je me décide à contacter ma sage femme qui conseille du Spasfon et une douche chaude. Ahhh ça soulage. Mais quand même. Je demande au futur papa de monter le berceau, au cas où… Il entreprend aussi de compter le temps entre chacune de mes contractions. J’arrive à dormir 2 h et les contractions reprennent plus vives. Plus proches. Je vais à la douche. Pas d’effet, ou quasiment pas. Je me décide à réveiller le futur papa. “Hein quoi, qu’est ce qui se passe ? Il faut partir ?” Non on attend encore un peu. Je n’ai pas envie de crier au loup pour rien. Il me masse, me fait des points de compression…

Bon ok, rien ne fonctionne. On y va. On prépare un sac à la va vite et hop direction l’hôpital. La route est barrée, mon homme peste, je garde mon calme, je respire. On trouve l’entrée des urgences maternité un peu par hasard. Une sage femme m’ausculte. “Bon tu vas accoucher” dit elle avec la grimace “C’est un peu tôt”. D’autant que je n’ai encore rencontré personne de l’hôpital. Mon rendez-vous avec l’anesthésiste était prévu la semaine suivante. Hop hop sans plus tarder on m’installe en salle d’accouchement. Le futur papa entre, encore bouche bée. On me fait une analyse de sang pour la péridurale. Je suis déjà à 5cm… pourvu que les résultats arrivent à temps.
5h du matin : ouf l’anesthésiste arrive. « Je n’ai dormi qu’une heure » souffle-t-il à sa collègue sage-femme. Bon on ne panique pas. Tout se passe bien. Je bénis l’inventeur de la péridurale. L’équipe de nuit laisse place à celle de jour. De nombreuses personnes défilent dans la chambre. Une nouvelle sage femme vient me voir. Elle décide de laisser faire mes contractions. Rapidement je me retrouve à 10cm. “On va percer la poche. Ensuite il devrait descendre d’ici 2h.”

 

> Hop dehors !

Ah mais non. La poche des eaux rompue, la sage femme annonce que Cacahuète a fait un “plongeon” vers la sortie. Finalement, dans une heure il sera là. 
Elle revient moins d’une heure après et me prépare pour pousser. Bon j’aurai dû avoir ce cours dans 2 semaines. C’est raté. 
Mais la sage femme me rassure. Tout va bien se passer. Et effectivement… en 5 poussées, 10 minutes d’effort, le bébé est dehors. 
On me demande si je veux l’attraper. Oh oui. Viens là toi. Hop sur la poitrine de maman. Bébé est tout bleu. Il ne se réchauffe pas.

Pas d’évanouissement du père. Au contraire, joie ultime. Il coupe le cordon comme si de rien n’était et suit bébé en néo nat. C’est un prématuré. Il aura besoin d’aide…

On me fait quelques soins puis bébé revient avec son papa pour me faire un bref câlin. Il doit aller en couveuse. Pas trop le temps de faire connaissance avec ce petit bout qui m’a habitée 8 mois et qui me ressemble tellement bébé.

A partir de ce moment, même si j’essaie de rester zen, je ne pense qu’à revoir notre enfant. J’ai la visite de la famille. Puis, enfin, on me met sur un brancard pour m’emmener en chambre. Mais le brancardier se fait attendre. Une autre femme et moi on passe presque 1h dans le couloir.
Enfin il arrive et m’emmène à l’étage du dessus. Une chambre près du service de néo nat’. Près de mon bébé. Je me pose quelques minutes et je peux enfin aller voir notre fils. Il a des tuyaux partout. Les infirmières s’étonnent de me voir si vite en forme, demandent si je suis bien la mère. Elles m’expliquent chaque geste, me rassurent.

Notre fils était évalué à 1,8 kg. Il en pèse 2,1. Bonne nouvelle. Mais il doit se réchauffer. Et apprendre à respirer. Notre fils pourrait rester 15 jours dans ce service. On rentrerait chez nous sans lui. Je ne l’envisage même pas…

Mini nous a finalement passé 1 mois entier à l’hôpital. Mais je vous raconterai tout ça une autre fois. Oh bien sûr, il y avait des cas bien plus graves et j’ai rencontré des parents si forts. Mais cette expérience restera en nous. Notre fils est un aito (guerrier). Il a changé notre vie à tout jamais.

Crédit image à la une : Ta mère la blogueuse

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