Le tabac, un vrai danger pour la mère et l’enfant

-LES EXPERTS –

En Polynésie, 43% des femmes fument. Et certaines ont du mal à arrêter pendant leur grossesse. Quelles sont les conséquences sur la santé de la femme et de l’enfant à naître ? Comment arrêter ? Éléments de réponse avec Marion Couture, médecin consultant, au centre de la mère et l’enfant de Hamuta.

Quels sont les dangers de la consommation de tabac ?

Le tabac a de nombreuses conséquences sur la santé. Il « favorise les grossesses extra utérines et altère la fertilité », il entraîne aussi un « vieillissement prématuré de la peau » et « favorise le risque de thrombose sous contraception par pilule oestroprogestative », explique le docteur Couture.

Certaines fumeuses, une fois enceintes, ont du mal à arrêter. Si quelques unes s’en sortent sans souci pour elle et leur bébé, il faut savoir que la consommation de tabac peut provoquer « des fausses couches ». Fumer peut aussi favoriser « la prématurité et la naissance de bébés de petits poids (retard de croissance intra-utérin). »

Plus tard, quand bébé est là, on se dit qu’on peut reprendre la cigarette sans danger pour l’enfant. Mais le tabagisme passif fait aussi des dégâts… « Le tabagisme passif (personne vivant à coté d’un fumeur) favorise les pathologies de l’enfant ( +50% de mort subite, +72% de bronchites, +52% d’asthme, +48% d’otite) », explique Marion Couture.

Pour préserver vos proches, il est recommandé d’éviter de fumer dans un endroit clos comme en voiture. Faites en sorte que vos enfants restent éloignés de la fumée. Ne laissez pas une cigarette allumée dans un cendrier : les substances présentes dans la fumée sont plus dangereuses encore que celles étant inhalées.

Quelles aides pour arrêter de fumer ?

« Pour arrêter de fumer, il existe des consultations gratuites sur rendez-vous au Centre de consultations spécialisées en alcoologie et toxicomanie (CCSAT) au centre de la mère et de l’enfant à Hamuta, et dans certains dispensaires de la direction de la Santé.

Les substituts nicotiniques (patchs, comprimés) favorisent l’arrêt du tabac. Ils sont délivrés gratuitement sur consultation dans les centres cités ci-dessus. On a 74 fois plus de chance de s’arrêter avec un substitut. On peut continuer à fumer avec ce traitement et diminuer sa consommation progressivement. »

Pratiquer un sport ou trouver une nouvelle activité est un bon moyen de se défouler et de penser à autre chose que la cigarette. Cela pourrait vous aider à arrêter mais aussi à limiter la prise de poids liée à l’arrêt du tabac.

Pour plus d’infos consultez le site du CCSAT. Cliquez ICI

 

Source image à la une : Pixabay

 

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