Comment protéger son enfant sur Internet ?

-LES EXPERTS-

Dès le plus jeune âge, nos enfants sont en contact avec le numérique. Smartphone, tablette, télé connectée… Difficile d’y échapper. Je travaille au quotidien sur le web et les réseaux sociaux et pour être honnête, même en essayant de tenir mon fils à distance, j’aurai du mal à en faire un enfant qui ne s’intéresse pas au numérique. A 15 mois, il tente déjà de me piquer mon iPhone ! Le digital c’est le présent et l’avenir. On peut difficilement y couper. Mais alors comment protéger nos enfants de contenus non adaptés ou de personnes malveillantes ? Quelques astuces issues du blog vpnmentor  et de mes propres connaissances professionnelles.

Smartphones

portables enfants
Source : www.service-public.pf

Selon la dernière étude sur les usages du numérique en Polynésie, 82% des enfants de 15 ans et plus des îles du Vent sont détenteurs d’un téléphone portable.
Un smartphone peut avoir de nombreux avantages : permettre à l’enfant de vous appeler en cas d’urgence, rester en contact avec votre enfant où qu’il soit et même placer un GPS pour vous permettre de le localiser.

Mais attention. Il est important d’établir des règles d’utilisation avec votre enfant. Quelques astuces de vpnmentor :

  • Demandez lui de signer un « contrat smartphone » avant de lui offrir un téléphone portable. Imprimez une liste de règles sur et affichez-la dans la maison par exemple.
  • Il existe des applications de contrôle parental qui permettent de limiter l’utilisation de votre enfant, de déterminer sa localisation et de surveiller ses appels et messages. Voir ICI
  • Définissez des limites quotidiennes en termes d’horaires et de durée d’utilisation du smartphone.
  • Donner des limites à son enfant c’est bien. Montrer l’exemple, c’est mieux : n’utilisez pas votre téléphone au moment du repas et lorsque vous conduisez.
  • Pour éviter que votre enfant n’utilise son smartphone à des heures tardives, interdisez le téléphone dans sa chambre et établissez un point recharge dans un endroit central de la maison.

Streaming et télé connectée

  • Configurer :
    En Polynésie aussi nous avons Netflix, pour ne citer que lui. Ce service de streaming propose des contenus qui peuvent être très intéressants : divertissements pour enfants mais aussi documentaires, et programmes éducatifs.
    Pour vous assurer que Mini vous regarde bien du contenu adapté et pas une série policière déconseillée aux moins de 10 ans, vous pouvez configurer des profils séparés. En un seul coup d’oeil vous verrez si votre enfant regarde bien du contenu adapté. Seul hic : cela ne l’empêche pas d’accéder à votre profil. Il convient donc de rester vigilant.

    Autres plateformes : iTunes et Apple TV permettent aux parents de définir des niveaux de classification pour le contenu que leurs enfants regardent explique vpnmentor. En revanche, Amazon Prime ne dispose pas de contrôle parental. La seule option est de vous déconnecter de votre compte et de ne pas partager le mot de passe.

  • Discuter :
    Parlez avec vos enfants de ce qu’ils regardent et préférez regarder un programme en famille plutôt que laisser votre enfant seul devant son écran.
  • Limiter :
    Contrôlez le nombre d’heures que vos enfants passent devant l’écran.
    Attention aux tout petits : Le Conseil Supérieur de l’audiovisuel déconseille la télévision aux enfants de moins de 3 ans car  « elle peut freiner leur développement ». Avant 3 ans, un enfant se construit en interagissant avec son environnement :  « Pour développer ses capacités, l’enfant doit utiliser activement ses cinq sens en s’appuyant notamment sur la relation avec un adulte qui répond à ses sollicitations, explique le CSA. L’exposition passive à des images diffusées sur un écran ne favorise pas ce type d’interactions ».

Consoles et jeux en ligne

consoles de jeu

Source : www.service-public.pf

Apprendre à résoudre des problèmes, travailler en équipe… les jeux vidéo peuvent avoir des atouts. A condition qu’ils soient adaptés.
Au-delà de la violence de certains jeux, en ligne, vos enfants peuvent rencontrer des personnes malveillantes. Quelques astuces :

  • Parlez avec vos enfants des jeux auxquels ils jouent
  • Installez la console dans une pièce commune
  • Utilisez les contrôles parentaux
  • Configurez le profil de votre enfant pour qu’il reste privé.
  • Soyez vigilants et regardez la classification des jeux auxquels votre enfant joue.

Réseaux sociaux

réseaux sociaux

Source : www.service-public.pf

En Polynésie, 75% des habitants des îles du Vent possèdent un compte Facebook. Chez les plus jeunes, c’est un autre réseau, Instagram qui a la côte. Quoi qu’il en soit, l’utilisation des réseaux sociaux fait partie de la vie quotidienne. Ils permettent aux jeunes comme aux moins jeunes de garder le contact avec les amis, la famille.
La plupart des réseaux sociaux exige un âge minimum de 13 ans pour s’inscrire. Mais de nombreux utilisateurs sont bien plus jeunes.

Les réseaux sociaux peuvent rapidement rendre accros leurs utilisateurs mais surtout, on y trouve tout type de contenu. Vos enfants peuvent aussi se retrouver en contact avec des personnes malveillantes ou être victimes d’intimidation. Il convient donc une nouvelle fois d’établir des limites.

  • Faites en sorte que vos enfants ne s’inscrire pas trop jeunes sur les réseaux sociaux
  • Installez l’ordinateur dans un endroit où vous pouvez surveiller votre enfant
  • Limitez le temps passé sur les réseaux sociaux.
  • Bloquez l’accès à la localisation sur toutes les applications.
  • Réglez les paramètres de confidentialité

La cyberintimidation, qu’est-ce que c’est ?

La cyberintimidation est un vrai sujet de société. En Polynésie on en parle encore très peu mais ailleurs dans le monde, les médias relaient régulièrement des cas de suicides chez des adolescents harcelés via internet.

La cyberintimidation se fait via toutes les plateformes décrites plus haut. Il peut s’agir de rumeurs propagées à l’encontre de votre enfant, de messages menaçants, de piratage de profil sur les réseaux sociaux, de publication de contenus embarrassants : par exemple de photos privées. Et l’intention est toujours mauvaise : dénigrer, humilier.

A la différence d’un harcèlement dans un établissement scolaire ou en colonie de vacances par exemple, la cyberintimidation est publique et visible de milliers d’internautes. Elle peut avoir un impact important sur l’avenir de votre enfant et celui de son agresseur. Tout ce qui est en ligne y reste à moins d’être supprimé.
En ligne, il est aussi plus difficile de protéger les enfants et d’empêcher qu’ils soient harcelés. Quelques conseils :

  • Parlez à votre enfant, expliquez lui ce qu’est la cyberintimidation
  • Surveillez son comportement : un enfant victime d’intimidation va par exemple fermer son compte sur les réseaux sociaux et en ouvrir un nouveau. S’il était auparavent sociable, il va par exemple commencer à éviter les fêtes, les sorties etc.
    Les victimes mais aussi les auteurs de cyberintimidation peuvent devenir émotionnellement angoissés ou renfermés.

Gare aux virus, fraudes et vols d’identité…

Virus, tentatives de hameçonnage (technique pour récupérer vos informations personnelles), vols d’identité… Les internautes sont tous les jours exposés à ces menaces. Mais les enfants sont des proies bien plus faciles que les adultes. Plus confiants, ils n’hésiteront pas à cliquer sur un mail qui paraîtrait suspect à un adulte par exemple.
Les liens particulièrement à risque pour vos enfants : jeux téléchargeables gratuits, films, sonneries.
Pour les protéger :

  • Expliquez à vos enfants les dangers : ce qu’est l’hameçonnage, apprenez leur à éviter les sites peu sûrs.
  • Faites en sorte qu’ils évitent de publier des données personnelles (adresse, nom complet, numéro de téléphone….). Apprenez leur à se servir de pseudos.
  • Apprenez à vos enfants à choisir des mots de passe sûrs et à les modifier régulièrement. Il existe même des générateurs de mots de passe.
  • Pour ne pas se faire pirater, il est préférable d’éviter le Wifi public
  • A la maison, vous pouvez installer un VPN (virtual private network) pour rendre votre navigation anonyme.

Source image à la une : Pixabay

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