(Cyber)harcèlement scolaire : et demain ?

Billet d’humeur à l’allure de coup de gueule aujourd’hui. Bah oui, ça faisait longtemps. Il y a quelques jours, une internaute a balancé dans un groupe Facebook de Polynésie, les captures d’écran de comptes instagram. Des comptes un peu particuliers, des comptes « gossip », comprenez « potins ».

Des « potins » pas vraiment inoffensifs, balancés entre élèves d’un même établissement, anonymement, allant de la « révélation » la plus anodine (Bidule aime Machin…) à des posts frôlant la diffamation… Une démarche pas vraiment nouvelle, plutôt répandue à l’étranger.

Ça concerne la Polynésie, ça concerne la France, ça concerne le monde.

Il y a quelques jours, la gendarmerie a publié un appel à la vigilance contre le « Momo challenge ». Si vous n’en avez pas encore entendu parlé, c’est un jeu de cours d’école qui consiste à envoyer un message à un certain « momo » via WhatsApp. Vous recevez ensuite de ce personnage à l’allure terrifiante, des photos, défis et… menaces.

Un phénomène qui se propage via Internet et les réseaux sociaux à une allure inquiétante.

Ça concerne la Polynésie, ça concerne la France, ça concerne le monde.

On me dira « ah mais ça a toujours existé, c’est rien, ça passe ». Ah oui, le harcèlement, (parce qu’il faut dire ce qui est) a toujours existé.

Et certains ont choisi de mettre fin à leurs jours… Des enfants.

Non, je ne vous parle pas d’un épisode de 13 reasons why. Je vous parle de la vraie vie, de moi pleurant toutes les larmes de mon corps dans les wc à l’époque du lycée, de cet ado boutonneux qu’on pointe du doigt dans la cours de récré, de cet autre, un peu efféminé, qu’on traite de « pd », de cette fille qu’on accuse d’être légère juste parce qu’elle a osé porter une jupe…

Mais aujourd’hui le harcèlement est amplifié par internet.

Mon fils n’a qu’un an et demi. Il est encore innocent, n’a aucune idée de ce que les gens peuvent bien dire de lui et il s’en fiche bien d’ailleurs, autant que de sa première couche !

Mais un jour, pas si lointain, il ira à l’école, puis au collège, sera en quête d’identité comme chaque ado, et accordera peut être bien plus d’importance aux « potins ».

Ça existait hier, ça existe encore mais que sera demain ?

Aujourd’hui ça ne s’arrête plus aux portes de l’école, c’est sur le web, à la vue de tous et même de votre mamie qui vit à l’autre bout du monde.

Soyons clairs : ne pas en parler n’arrange rien, ne diminue pas l’importance de ces pratiques.

J’ai la naïveté de croire en un monde meilleur pour mon fils. J’espère un jour pouvoir le déposer à l’école sans me demander s’il subira les menaces incessantes de petits décérébrés cachés derrière leurs écrans. Et surtout, s’il saura se défendre ou tout au moins m’en parler.

……..

A toutes fins utiles, quelques outils pour protéger les plus jeunes sur le web : cliquez ICI

Source image à la une : pixabay

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