Ce 8 mars

Nous sommes le 8 mars ! Super ! A nous manucures à 50%, menus spéciaux au restaurant, chocolats et bouquets de fleurs… Attends, quoi ?

Non, non… même si c’est cool de penser que cette journée nous est dédiée pour que nous puissions nous la couler douce en déclamant à quel point nous sommes heureuses d’être des humains de sexe féminin, capables de donner la vie tout ça tout ça… non.

Le 8 mars c’est en fait une journée pour se rappeler que chaque jour des femmes meurent encore du fait de violences, que certaines ont encore besoin du consentement de leur mari pour conduire, travailler, s’acheter un soutif !

Le 8 mars c’est en fait à mon sens, une journée qui ne devrait même plus exister au XXIe siècle, en 2019.

A l’heure où on parle d’évolution, d’innovation, on est en fait encore au Moyen Âge sur pas mal de sujets. Et ça ne concerne pas que quelques pays.

Dans nos sociétés qu’on dit « modernes », on apprend toujours à nos petits garçons qu’ils sont la « force », la « virilité », que c’est à eux de ramener de quoi nourrir la famille. Va donc chasser homme, ta femme élèvera les enfants et tiendra la maison. On crée les inégalités dès le berceau. Et ce n’est pas uniquement la faute des hommes.

Une fois adulte, on attend de la femme qu’elle travaille en étant moins payée, mais qu’elle assure, qu’elle fasse des enfants mais qu’elle continue de bosser autant, qu’elle pense à la liste des courses, à laver le short du petit pour le foot et la chemise du mari pour son rendez-vous, à régler la facture de la cantine et à appeler le dentiste. Quoi ? C’est à elle de le faire non ? Une femme sait faire plusieurs choses à la fois, c’est bien connu. Pourquoi ce serait si compliqué après tout ?

Et celles qui font le choix de ne pas avoir d’enfant, de ne penser qu’à leur bien-être et leur carrière professionnelle ? Sont elles pour autant des « sous femmes » ? Des hommes planqués dans un corps avec une belle poitrine ? Je ne crois pas.

On a encore un peu de chemin à faire, des deux côtés, de celui du regard des hommes sur la femme, et de celui du regard de la femme sur elle-même.

Peut-être que dans une centaine d’années on n’aura plus besoin de le fêter ce 8 mars ?

Source image à la une : pixabay

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