Ils plaquent tout pour faire le tour du monde en famille

-VOS HISTOIRES-

Claire, Benjamin et leurs deux filles Maybel et Nell ont quitté la France il y a un mois pour un tour du monde. Une aventure dont ils ont rêvé pendant des années. Et la petite famille ne se contente pas de voyager, elle souhaite réellement découvrir d’autres cultures, aller à la rencontre des populations mais aussi sensibiliser à la protection de l’environnement au travers de l’association dont ils sont ambassadeurs : Projet rescue ocean. L’année prochaine, la Back Pack Family sera en Polynésie… L’interview de Claire, la maman :


Qu’est ce qui vous a amené à vous lancer dans ce tour du monde ?

« Avec mon mari, déjà enfants, on aimait beaucoup les voyages. Chacun de notre côté, on pensait beaucoup à la liberté, à découvrir le monde… On est très curieux des autres cultures, des autres paysages. On avait toujours une envie d’ailleurs. Du coup, quand nous nous sommes rencontrés il y a 13 ans, notre première discussion a été autour des voyages et tours du monde. Nous avons beaucoup voyagé tous les deux en sac à dos et ensuite on a eu envie de fonder une famille.

On s’est dit qu’on se laissait un peu de temps mais que c’était quelque chose qui ferait partie de notre vie. C’était comme une évidence pour nous de faire le tour du monde et peut-être, pourquoi pas plusieurs fois et vraiment aller à la découverte des gens, du vrai. Ce n’était pas l’idée du touriste qui manque de conscience. C’est vraiment se laisser complètement porter et surprendre par le voyage et les rencontres. Du coup, on a attendu que les filles grandissent un peu (8 et 5 ans).
Moi je suis indépendante depuis toujours dans mon métier et Benjamin l’est devenu il y a 3 ans en étant photographe, sa passion qu’il avait depuis toujours. Avant, il travaillait dans l’aéronautique. Dès le moment où il s’est permis d’être photographe, c’était (le tour du monde, NDLR) quelque chose de beaucoup plus envisageable et ça devenait complètement cohérent avec nos deux métiers. Moi, thérapeute, mon but est d’aider les gens à développer leur potentiel et à réaliser leurs rêves par de multiples outils. Et lui avec la photographie, il peut à présent partager sa vision des choses et montrer l’humanité à tous ceux qui souhaitent voir ses photos.

Et aussi il y avait l’envie de donner à nos filles une vraie découverte de notre monde. Là c’est sûr on va voir des pays plutôt « faciles d’accès » pour nous, pour des enfants et bien sûr on a envie de leur montrer plein d’autres pays et on va y aller progressivement pour essayer de leur faire prendre conscience de notre monde, des différents peuples, des différentes traditions, des différentes façons de vivre, des inégalités aussi, de la nature, de la faune, de la flore, pour qu’elles puissent se faire leur propre idée. D’être parents nous a encore plus motivés dans cette envie de faire le tour du monde. »

Quels pays sont au programme de votre voyage ?
« Pour ce voyage, il y a les Etats-Unis, la côte Ouest en fait parce que mon frère y vit et que ça fait 10 ans qu’on devait venir le voir à Salt Lake City dans l’Utah donc nous avons décidé d’y aller. C’est un endroit où nous sommes déjà allés tous les deux : la Californie tout ça. Mais on a décidé de le refaire, d’aller voir les parcs nationaux, de faire du camping car pour un vrai road trip dans les parcs, espérer aller à la rencontre de certains natifs amérindiens grâce à des contacts, à des amis donc ça on va voir si on peut le faire là dans les 2 semaines à venir.
route back packEnsuite nous avons quasiment l’Océanie parce que nous voulions être dans les îles et être au contact de l’eau parce que nous sommes ambassadeurs d’une association : project rescue ocean qui s’occupe de nettoyer les plages, de faire passer un message conscient dans les écoles et donc notre rôle dans ce blog, dans ce voyage est d’aller à la rencontre des océans, des natifs qui le protège, des innovants qui trouvent des solutions pour nettoyer ce qu’on a fait. D’aller découvrir tout ça ainsi que les cétacés, d’aller vraiment découvrir ce que nous apporte cet océan merveilleux qui est la source de la vie pour la terre comme pour nous.

Dans cet objectif là, nous avons Hawaii qui est personnellement pour moi un rêve depuis petite. Je veux aller sur ces terres depuis toujours, comme la Polynésie. Après Hawaii nous allons en Nouvelle-Zélande. (…) Ensuite nous avons la Tasmanie, donc Australie côte Est, peut-être la Nouvelle-Calédonie mais ce n’est pas encore sûr. Ensuite la Polynésie française et l’île de Pâques. On aimerait aussi beaucoup aller là bas. Et on terminera par l’Indonésie. Voilà le trajets et ce sont pour nous que des endroits de rêve où nous aimerions vivre. Donc on s’est dit allons voir, allons découvrir les richesses de ces endroits. Peut-être qu’on reviendra chez nous, peut-être  pas… »
Que recherchez vous en venant à la rencontre des Polynésiens ?

« J’avoue que dans tout notre voyage, on ne recherche pas grand-chose. On se laisse porter par l’instant présent parce qu’on a créé ce voyage beaucoup sur l’intuition, sur les signes, la synchronicité. Moi je ne vie quasiment que comme ça et la Polynésie nous attire depuis toujours Benjamin et moi. Nos filles aussi parce qu’on leur a beaucoup montré des images et ça leur parle énormément. On a envie de découvrir la culture qui nous touche peut-être plus qu’une autre. On a envie d’apprendre, de comprendre l’histoire des Polynésiens et de découvrir ces îles mais sans chercher, juste se laisser porter. On pense que c’est vraiment dans l’instant présent que tout se vit et qu’en recherchant on ne trouve pas par contre en laissant faire on accueille de vrais cadeaux. »

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Tout quitter pour partir à l’aventure avec des enfants, ça ne doit pas être simple. Comment l’avez-vous vécu ?

« On a vendu notre maison, moi j’ai rendu mon cabinet… Il y a une part d’euphorie, de vrai bonheur, il y a parfois des grosses peurs légitimes de ce besoin de sécurité, d’enracinement, d’ancrage qu’on n’a plus du tout puisqu’on n’a plus de toit au-dessus de nos têtes, on n’a plus grand-chose, on vend et on donne des vêtements, on donne des meubles et tout. Mais c’était comme thérapeutique, purifiant. Ça nettoie, ça purge, ça fait beaucoup de bien. On se sent pleinement libérés.

Et j’ai envie de dire que partir avec des enfants, souvent on se met des bâtons dans les roues en se disant qu’on a des enfants et qu’on attendra quand ils auront la vingtaine pour pouvoir profiter de notre vie. On s’est dit que c’est AVEC nos enfants qu’on a envie de profiter de la vie et qu’ils ne sont pas des bâtons dans les roues ni des freins mais au contraire des inspirations très grandes. Nos filles nous inspirent et elles nous donnent envie de leur donner une autre éducation, de leur ouvrir les yeux sur plein de choses. Et au contraire je trouve qu’elles nous portent. Après c’est sur que dans le quotidien il y a plein de choses qu’on ne se permet pas de faire parce qu’on a nos enfants. Par exemple partir en trek de 8 heures non ce n’est pas possible. C’est quelque chose qu’on aime mais qu’on ne peut pas faire. On sait que les marches qu’on fait c’est deux heures, grand maximum 3 mais avec beaucoup de pauses. Donc il y a des choses qu’on ne gère pas de la même façon mais c’est comme ça, c’est ainsi et ça va très bien aussi comme ça. (…) Très franchement nos filles sont supers, elles s’adaptent très facilement, elles sont très heureuses de découvrir de nouveaux lieux, même découvrir des nouveaux « dodos » chaque soir, très contentes d’aller faire du camping car, grande hâte d’aller en Polynésie. Elles sont ravies, elles sont bien dans leurs baskets. Et puis on pense que si les parents sont biens, les enfants sont bien. »
Comment vous êtes vous organisés pour la scolarité de vos enfants ?

« On a une maîtresse dans une école de notre ville qui nous soutient, qui nous aide en cas de complications, et on partage tout avec eux (sa classe, NDLR) via des vidéos, des petits mails, des petits échanges avec la classe et les filles, qu’on postent d’ailleurs totalement sur notre blog. On a des cahiers spécifiques, on ne fait pas du tout le CNED ou autre chose. On a acheté des choses par rapport au programme des filles et chaque jour on travaille là-dessus mais on fait aussi des choses comme du yoga, du sport des qu’on peut trouver une façon de faire certains sports, Ben leur donne des cours de photo, moi je fais de la méditation, on essaie en mathématiques de beaucoup manipuler des choses pour que ça soit plus concret. En français on leur fait beaucoup écrire des cartes postales, on leur fait lire beaucoup de choses, on les fait vraiment participer au quotidien, nous aider à faire les courses, compter, des petites choses comme ça en plus des carnets que nous avons pour étudier la base français, maths. La géographie ça passe par le voyage, les sciences par les petites explorations. Dans les parcs nationaux aux Etats-Unis, on fait les petits programmes de juniors rangers et c’est super sympa parce qu’elles apprennent beaucoup de choses. On fait l’école de la vie plus l’école qu’on fait tous les matins quasiment. On fait entre 4 et 5 jours par semaine de 1h30 à 2 heures d’école. C’est soit nous deux, soit l’un qui fait pour les deux, ça dépend. « 

Parlez nous de l’association que vous soutenez…
project rescue ocean« C’est Project rescue ocean qui est une association française basée dans le sud de la France et qui a des ambassadeurs à travers le monde. Il y en a à Bali, il y en a en Polynésie. Il y en a en Nouvelle-Zélande, dans les Antilles au Congo… Chacun crée des événements de nettoyage pour les plages, d’avoir un nouveau regard sur la protection de notre planète. En tout cas c’est dans le respect et il y a aussi des interventions dans les écoles qui le souhaitent pour aller parler aux enfants de comment respecter notre planète, nos océans. Et donc nous nous allons faire des petites interventions. Nous sommes en contact par exemple avec l’ambassadrice de Polynésie. Nous allons créer des événements avec elle quand nous serons là bas, nous sommes en contact avec celle de Hawaii. Nous allons aussi créer un événement avec elle. A chaque fois qu’on va dans un endroit, s’il y a un ambassadeur on essaie de se mettre en contact avec pour pouvoir créer des choses et diffuser tout ça sur nos réseaux. Et au quotidien on fait, quand on voit des déchets, des choses on va nettoyer et nos filles l’ont bien compris tout ça. Elles sont même en colère quand elles voient des déchets partout. C’est grâce à cette femme de Polynésie que nous sommes ambassadeurs avec eux maintenant. Elle nous a présenté cette association. »

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Crédit image à la une : La Back Pack Family

Maladies infantiles : la roséole, qu’est-ce que c’est ?

-LES EXPERTS-

Lorsqu’on devient parent, on est inquiet… tout le temps. Et face aux nombreuses maladies infantiles, on est souvent perdus. Bébé est couvert de petits boutons ? Il a peut-être la roséole. Pas de panique. Explications avec le docteur Marianne Besnard :

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5 recettes de cocktails sans alcool pour les futures mamans

Etre enceinte c’est super. Ok, oui mais en soirée, le week-end ou pendant les fêtes de fin d’année, on aimerait bien accompagner ses amis avec un petit verre.
L’alcool c’est non, mais on peut quand même trinquer… avec un cocktail sans alcool. Voici une sélection de 5 recettes, à base d’ingrédients du fenua !
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Fécondation in vitro : une page pour aider les couples de Polynésie en quête de réponses

-VOS HISTOIRES-

Donner la vie semble tellement simple. Mais pour certains couples, c’est le parcours du combattant. Quelques-uns décident donc de se tourner vers des techniques de procréation assistée, comme la fécondation in vitro (FIV).

En Polynésie, il est parfois difficile de s’informer sur la FIV. Ariiura et Tea, un couple qui y a eu recours, ont donc décidé de créer une page Facebook : FIV-Tahiti. Ils ont accepté de répondre à quelques questions :

Qu’est-ce qu’une FIV, comment ça fonctionne ?

« La FIV ou Fécondation In Vitro est une technique médicale qui permet aux couples ayant des difficultés à faire des enfants, à devenir parents eux aussi.

Du côté du futur papa, il faut qu’il donne un échantillon de son sperme. La semence est récoltée par ses soins, dans un bocal et confiée à un embryologiste en laboratoire. Du côté de la femme, on va lui injecter un certains nombre d’hormones pour lui permettre de produire plus d’ovules que prévu. Par exemple, grâce à ces injections d’hormones, elle pourra produire 16 ovules au lieu d’un seul.

Ensuite, c’est l’embryologiste en laboratoire qui va tenter de « marier » un ovule et un spermatozoïde.
Si un embryon se forme , on pourra le mettre dans l’utérus de la future maman à partir du 3e jour de maturité de l’embryon. Ensuite, il devra se développer pour un jour devenir un bébé. »

Pour les parents de Polynésie qui souhaitent y avoir recours, quel est le parcours à suivre ? Est-ce possible à Tahiti ?

« Il n’est malheureusement pas possible de faire une FIV à Tahiti. Il faut au préalable discuter avec son gynécologue et le prévenir qu’on a des soucis à avoir des enfants. C’est lui qui conclura qu’il faut ou non passer par une FIV.
Dans un premier temps, il demandera au mari d’aller faire des analyses (spermogramme) pour savoir si ses spermatozoïdes sont en bonne santé.
Puis, ça sera au tour de la femme qui devra passer une hystérographie (radiologie de l’utérus)
En fonction des résultats, le médecin pourra dire si le couple peut procéder à de simples inséminations (faisable à Tahiti) ou si le couple est obligé de faire une FIV (faisable en Nouvelle Calédonie, en France ou en Nouvelle Zélande) »

NB : A la différence de la FIV, lors de l’insémination artificielle, les spermatozoïdes sont introduits directement dans la cavité utérine de la future maman.

Pourquoi avoir décidé de créer la page Facebook Fiv-Tahiti ?

« Mon épouse et moi avons décidé de créer la page FIV-Tahiti car nous sommes passés par la FIV pour avoir nos deux magnifiques filles. Nous n’avions malheureusement aucun autre moyen de devenir parents donc pour chaque enfant nous avons dû faire une FIV . Il n’y avait personne autour de nous qui était capable de nous comprendre, de nous soutenir et de nous épauler car personne dans notre entourage ne connaissait la pratique de la FIV. Nous nous sentions un peu seuls dans nos démarches. Comment ça se fait que tout le monde arrive à faire des enfants naturellement et pas nous ? Nous dirons que c’est la nature tout simplement …

Après avoir eu nos enfants, nous nous sommes dit que même si nous, nous n’avions pas eu le soutien moral et les conseils que nous aurions voulu avoir, peut être que nous pourrions être le soutien de certaines autres personnes. Nous nous sommes rendus compte qu’on n’était pas si seuls  A force de parler de cette aventure à nos amis , nous nous sommes rendus compte que beaucoup avaient besoin de conseils au sujet de la FIV »

Ariiura et Tea ont déjà aidé une vingtaine de couples en répondant à leurs questions. Des couples hétérosexuels mais aussi des couples homosexuels. Et ils souhaitent faire passer un message : 

« Si vous avez un désir d’enfant, n’attendez pas trop longtemps avant de vous poser les bonnes questions. Nous avons rencontré des couples qui s’interrogent sur la FIV seulement 10 ans après avoir décidé d’avoir un enfant ! C’est beaucoup d’années perdues… Il ne faut pas attendre. Si après un an il ne s’est rien passé, consultez votre médecin et parlez en ! Parfois, des couples viennent nous parler en nous disant « ça fait 10 ans qu’on essaye d’avoir un enfant mais sans succès, nous avons 52 ans, aidez nous » Malheureusement, passé un certain âge c’est  trop tard. »

Pour contacter Ariiura et Tea, envoyez-leur un message privé via leur page. Cliquez ICI

Source image à la une : Pixabay