Fécondation in vitro : une page pour aider les couples de Polynésie en quête de réponses

-VOS HISTOIRES-

Donner la vie semble tellement simple. Mais pour certains couples, c’est le parcours du combattant. Quelques-uns décident donc de se tourner vers des techniques de procréation assistée, comme la fécondation in vitro (FIV).

En Polynésie, il est parfois difficile de s’informer sur la FIV. Ariiura et Tea, un couple qui y a eu recours, ont donc décidé de créer une page Facebook : FIV-Tahiti. Ils ont accepté de répondre à quelques questions :

Qu’est-ce qu’une FIV, comment ça fonctionne ?

« La FIV ou Fécondation In Vitro est une technique médicale qui permet aux couples ayant des difficultés à faire des enfants, à devenir parents eux aussi.

Du côté du futur papa, il faut qu’il donne un échantillon de son sperme. La semence est récoltée par ses soins, dans un bocal et confiée à un embryologiste en laboratoire. Du côté de la femme, on va lui injecter un certains nombre d’hormones pour lui permettre de produire plus d’ovules que prévu. Par exemple, grâce à ces injections d’hormones, elle pourra produire 16 ovules au lieu d’un seul.

Ensuite, c’est l’embryologiste en laboratoire qui va tenter de « marier » un ovule et un spermatozoïde.
Si un embryon se forme , on pourra le mettre dans l’utérus de la future maman à partir du 3e jour de maturité de l’embryon. Ensuite, il devra se développer pour un jour devenir un bébé. »

Pour les parents de Polynésie qui souhaitent y avoir recours, quel est le parcours à suivre ? Est-ce possible à Tahiti ?

« Il n’est malheureusement pas possible de faire une FIV à Tahiti. Il faut au préalable discuter avec son gynécologue et le prévenir qu’on a des soucis à avoir des enfants. C’est lui qui conclura qu’il faut ou non passer par une FIV.
Dans un premier temps, il demandera au mari d’aller faire des analyses (spermogramme) pour savoir si ses spermatozoïdes sont en bonne santé.
Puis, ça sera au tour de la femme qui devra passer une hystérographie (radiologie de l’utérus)
En fonction des résultats, le médecin pourra dire si le couple peut procéder à de simples inséminations (faisable à Tahiti) ou si le couple est obligé de faire une FIV (faisable en Nouvelle Calédonie, en France ou en Nouvelle Zélande) »

NB : A la différence de la FIV, lors de l’insémination artificielle, les spermatozoïdes sont introduits directement dans la cavité utérine de la future maman.

Pourquoi avoir décidé de créer la page Facebook Fiv-Tahiti ?

« Mon épouse et moi avons décidé de créer la page FIV-Tahiti car nous sommes passés par la FIV pour avoir nos deux magnifiques filles. Nous n’avions malheureusement aucun autre moyen de devenir parents donc pour chaque enfant nous avons dû faire une FIV . Il n’y avait personne autour de nous qui était capable de nous comprendre, de nous soutenir et de nous épauler car personne dans notre entourage ne connaissait la pratique de la FIV. Nous nous sentions un peu seuls dans nos démarches. Comment ça se fait que tout le monde arrive à faire des enfants naturellement et pas nous ? Nous dirons que c’est la nature tout simplement …

Après avoir eu nos enfants, nous nous sommes dit que même si nous, nous n’avions pas eu le soutien moral et les conseils que nous aurions voulu avoir, peut être que nous pourrions être le soutien de certaines autres personnes. Nous nous sommes rendus compte qu’on n’était pas si seuls  A force de parler de cette aventure à nos amis , nous nous sommes rendus compte que beaucoup avaient besoin de conseils au sujet de la FIV »

Ariiura et Tea ont déjà aidé une vingtaine de couples en répondant à leurs questions. Des couples hétérosexuels mais aussi des couples homosexuels. Et ils souhaitent faire passer un message : 

« Si vous avez un désir d’enfant, n’attendez pas trop longtemps avant de vous poser les bonnes questions. Nous avons rencontré des couples qui s’interrogent sur la FIV seulement 10 ans après avoir décidé d’avoir un enfant ! C’est beaucoup d’années perdues… Il ne faut pas attendre. Si après un an il ne s’est rien passé, consultez votre médecin et parlez en ! Parfois, des couples viennent nous parler en nous disant « ça fait 10 ans qu’on essaye d’avoir un enfant mais sans succès, nous avons 52 ans, aidez nous » Malheureusement, passé un certain âge c’est  trop tard. »

Pour contacter Ariiura et Tea, envoyez-leur un message privé via leur page. Cliquez ICI

Source image à la une : Pixabay

Flash back 6 : Babymoon !

Ma Cacahuète fêtera bientôt son premier anniversaire. Déjà ! Alors pour l’occasion, j’ai décidé de partager avec vous les quelques textes écris pendant ma grossesse. Voici le 6e épisode…

-FLASH BACK 6-

> “Tu restes au lit !”

La soirée de Saint-Valentin se passe bien. On dîne dans un restaurant au bord de l’eau. L’odeur de la mer me donne envie de vacances. Vite, vite, Bora Bora ! 

Je réfléchis toute la soirée. Tôt le lendemain, on va voir notre généraliste. Je veux lui parler de ce qui s’est passé. Elle trouve mes malaises étranges. Ce que je lui décris ressemble à un malaise vagal.
Mais ma tension est bonne, globalement ma grossesse se passe bien. Pas de stress hormis au bureau. Je ne fais pas de diabète… J’avais pris mon petit déjeuner les deux fois. Et la chaleur n’y est pour rien puisque la seconde fois, j’étais au frais dans la voiture.

Elle confirme ce que je pensais, me dit que j’ai dû trop forcer. Qu’il faut que je me repose. Que c’est un appel de mon corps à ralentir. Si cela recommence, je devrais faire des analyses. Elle me prescrit des vitamines prénatales. 

Je suis arrêtée avant mes vacances. “Et tu ne fais rien ! Tu restes au lit”. J’obéis. Mon après-midi je le passe allongée. Je décide tout de même de me lever le soir pour préparer le repas. J’ai mal au ventre. Sûrement une contraction. Je suis fatiguée. Je dois faire des pauses. Je tourne au ralenti.

 

> Parenthèse « babymoon »

J’ai repris deux jours le travail. Deux journées bien remplies mais qui m’ont parues une éternité. Je n’attendais qu’une chose : qu’on s’envole pour Bora Bora. Et puis le jour J est enfin arrivé.

Quand on voyage enceinte, on se dit toujours qu’on va nous laisser passer dans les files d’attente, nous bichonner… c’était sans compter sur des touristes tous plus excités les uns que les autres, n’hésitant pas à se bousculer, et l’absence d’appel pour les passagers prioritaires. Mais enfin, passée la contrariété, être dans l’avion c’est déjà les vacances. Et quand la perle du Pacifique se dessine depuis les airs, sous un ciel bleu parfait… c’est le paradis.

Tout le séjour a été comme une grande respiration, un grand bol d’air. Au revoir stress du boulot ( même si ok, j’ai répondu à quelques mails et sms, et posté deux ou trois choses…), au revoir préoccupations du quotidien, conseils et remarques “avisés” sur la grossesse. On a pris le temps de parler à notre enfant, de prendre des photos de mon ventre, de sentir les petits coups de notre fils, de penser à lui. Et à l’hôtel comme pour les excursions, tout le monde a été aux petits soins.

La tendance du “babymoon” qui consiste à prendre des vacances en amoureux avant l’arrivée de bébé, moi, j’adhère ! Bon nous ne sommes partis que 3 jours mais on ne peut s’empêcher de se dire qu’on a une chance inouïe de vivre ici, en Polynésie. Sans faire un long trajet, on s’est retrouvés dans une île de rêve, bungalow sur la plage et grand soleil… Ah on aurait aimé que ça dure encore. J’avoue dans l’avion au retour, j’ai pleuré.

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Avoir un bébé ou comment devenir super musclée


Crédit : Alexandre Vanier, StockSnap

Bah oui. Qui a dit que les mamans n’étaient pas musclées ? Certes on a parfois quelques rondeurs, vestiges du nid douillé que bébé s’était fabriqué à l’intérieur de nous. Mais ces petits arrondis cachent souvent des abdos en acier, des fessiers en beton, et des bras (presque) façon Schwarzy.

Si si. Et pour cause :

– « Et si on jouait mon bébé ? Hop on fait l’avion, youhou… » = lever de poids. Te fais des bras d’acier

– « Ohhh mon bébé tu pleures. Viens dans mes bras. Mince j’ai fait tomber mon vini (téléphone portable) » = hop on se baisse avec bébé. Un petit squat. Fessiers en beton garanti. Bah ouais parce que forcément tu ne vas pas faire tomber QUE ton vini, donc tu vas te baisser plusieurs fois.

– « Ohhhh j’ai oublié un truc à l’étage. Bon je monte avec bébé dans les bras tant pis » = cuisses hyper musclées au bout de quelques aller-retours. Promis. Et si tu rentres le ventre, ça fait les abdos aussi !

Et bientôt au programme :
-> Course à pied (courir derrière bébé qui commence à marcher) 

-> Saut d’obstacles (pour eviter les jouets qui ne vont pas tarder à s’accumuler et à trainer un peu partout)

– (A toi de compléter…)

Hum… j’ai hâte !