Ta mère en crise de (l’avant) trentaine

Alors que mon fils a atteint l’âge redouté de 2 ans, que certains renomment peut-être un peu (j’espère) exagérément « Terrible two », je fais aussi ma « crise ».

Car oui, la crise de la trentaine existe bel et bien. Ok ok je n’ai pas encore 30 ans et mes amis qui ont passé le cap ne manquent pas de me le rappeler…

Mais à en croire mes lectures (le Huff post, LCI, Psychologies… ouais ouais je lis moi madame), la crise de la trentaine se déroule entre 27 et 35 ans.

Alors non je ne vais pas tout plaquer pour m’enfuir avec un jeune de 18 ans cueillir des fraises 🍓 au Danemark pour gagner ma vie. Non.

La crise de la trentaine c’est en général une étape, un stade où on remet tout (ou presque) en question. On voit ses amis qui ont déjà 3 gosses, ce pote devenu propriétaire de son logement, cet autre qui a déjà un poste de cadre et sa BFF déjà mariée depuis 4 ans… et on se demande ce qu’on a mal fait.

On a peur d’avoir raté quelque chose, d’être en retard, la faute à toute cette pression de la société.

Mais rassurez-vous, la crise de la trentaine touche aussi les autres. Ceux qui en apparence ont « tout ». Parce que 30 ans c’est une étape, l’heure d’un premier bilan. C’est pas que, mais le temps file.

Alors j’ai beau avoir un job sympa, la maison dont je rêvais, un super mari et un enfant merveilleux, voilà je me pose mille questions. Note aux parents et futurs : on se rend encore plus compte du temps qui passe lorsqu’on voie son enfant grandir à vue d’oeil.

Petit condensé de ce qui peut traverser l’esprit d’une bientôt trentenaire : « Est ce que je suis assez performante dans mon travail ? Est ce que ce que je fais a un impact sur la société ? Est ce que si mon mari m’avait rencontrée aujourd’hui il serait tombé amoureux ? Est-ce que je suis vraiment encore désirable après un enfant ou est ce que mon mari est vraiment un vendu ? Est ce que je suis une bonne mère (question que se posent en général TOUTES les mères 😅) ? Est ce que j’ai assez de maturité ? Est ce qu’il n’est pas trop tard pour me mettre au sport/manger bio/ressembler à Queen B ? Est ce que j’ai assez profité de ma jeunesse ? Comment on s’amuse à 30 ans ? Est ce qu’une maman a encore le droit de faire ça ? C’est trop tard pour devenir une star d’Insta ?

Bon, voilà. J’arrête là. Vous avez un aperçu.

Comment on traverse une crise de la trentaine? A en croire mes lectures, cette remise en question, souvent principalement professionnelle, peut avoir du bon. Elle doit être écoutée. C’est le moment de se demander ce qu’on veut vraiment. Ou de se dire qu’on n’est pas si mal là où on est, et d’apprendre à apprécier les moments de bonheur…

Crédit image à la une : Ta mère la blogueuse (bah ouais c’est moi. Je prends un selfie ça se voit non ? Je suis jeune je vous dis… 😝)

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Ce 8 mars

Nous sommes le 8 mars ! Super ! A nous manucures à 50%, menus spéciaux au restaurant, chocolats et bouquets de fleurs… Attends, quoi ?

Non, non… même si c’est cool de penser que cette journée nous est dédiée pour que nous puissions nous la couler douce en déclamant à quel point nous sommes heureuses d’être des humains de sexe féminin, capables de donner la vie tout ça tout ça… non.

Le 8 mars c’est en fait une journée pour se rappeler que chaque jour des femmes meurent encore du fait de violences, que certaines ont encore besoin du consentement de leur mari pour conduire, travailler, s’acheter un soutif !

Le 8 mars c’est en fait à mon sens, une journée qui ne devrait même plus exister au XXIe siècle, en 2019.

A l’heure où on parle d’évolution, d’innovation, on est en fait encore au Moyen Âge sur pas mal de sujets. Et ça ne concerne pas que quelques pays.

Dans nos sociétés qu’on dit « modernes », on apprend toujours à nos petits garçons qu’ils sont la « force », la « virilité », que c’est à eux de ramener de quoi nourrir la famille. Va donc chasser homme, ta femme élèvera les enfants et tiendra la maison. On crée les inégalités dès le berceau. Et ce n’est pas uniquement la faute des hommes.

Une fois adulte, on attend de la femme qu’elle travaille en étant moins payée, mais qu’elle assure, qu’elle fasse des enfants mais qu’elle continue de bosser autant, qu’elle pense à la liste des courses, à laver le short du petit pour le foot et la chemise du mari pour son rendez-vous, à régler la facture de la cantine et à appeler le dentiste. Quoi ? C’est à elle de le faire non ? Une femme sait faire plusieurs choses à la fois, c’est bien connu. Pourquoi ce serait si compliqué après tout ?

Et celles qui font le choix de ne pas avoir d’enfant, de ne penser qu’à leur bien-être et leur carrière professionnelle ? Sont elles pour autant des « sous femmes » ? Des hommes planqués dans un corps avec une belle poitrine ? Je ne crois pas.

On a encore un peu de chemin à faire, des deux côtés, de celui du regard des hommes sur la femme, et de celui du regard de la femme sur elle-même.

Peut-être que dans une centaine d’années on n’aura plus besoin de le fêter ce 8 mars ?

Source image à la une : pixabay

Je vous souhaite…

2019… pas de résolutions pour moi. Je ne suis pas de ceux qui proclament haut et fort le 1er janvier qu’ils se remettront au sport, perdront 6kg et feront de leurs marmots des gosses parfaits. Et qui abandonnent tout le 2. Non. Je ne m’y risquerai pas.

En revanche, s’il y a une chose que j’aimerai me souhaiter et vous souhaiter pour cette nouvelle année, c’est de profiter du moment présent. Arriver à vivre chaque moment intensément, chaque rire de vos enfants, chaque première fois, chaque moment en famille, aussi court soit il. La vie passe tellement vite.

Quand j’étais petite, je ne me rendais pas compte de l’immense valeur de ces instants. Puis, ma mère est partie trop tôt.

Aujourd’hui, je suis maman à mon tour. Et dans ma vie à 100 à l’heure, mon combat, c’est d’arrêter de penser à 1000 choses en même temps, et de profiter de l’instant. Autant vous dire que ce n’est pas facile.

Mais aller, on y croit. Et comme je suis très optimiste, je nous souhaite aussi à tous quelques grasses matinées… On peut rêver.

Happy 2019.